Wednesday, Jul 10, 2024
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Pétrole : les majors européennes sauvées par leurs opérations de trading

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Les activités de trading des compagnies pétrolières européennes ont enregistré des performances hors du commun au second trimestre, profitant paradoxalement de la chute des prix du baril. Une spécificité européenne méconnue, sur laquelle les groupes communiquent peu.

Décidément, l’année 2020 ne ressemble à aucune autre pour les pétroliers. La chute des prix du pétrole, un temps passé en territoire négatif, a certes laminé le bilan des majors au second trimestre. Mais contre toute attente, les résultats des géants européens se sont révélés moins mauvais que ce à quoi s’attendaient les analystes, notamment en ce qui concerne Shell et Total.

Et pour cause, les majors européennes seraient parvenues à sauver quelques meubles grâce à leur division trading. Les résultats de Total « sont notamment portés par la surperformance des activités de trading, démontrant une fois de plus la pertinence du modèle intégré de Total »,s’est ainsi félicité Patrick Pouyanné, le PDG de Total. Shell a pour sa part évoqué un « record historique » pour son département négoce, tandis que BP parle d’un résultat « exceptionnellement fort ».

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En effet, les spécialistes de marché des compagnies pétrolières ont fait ce que tout bon trader aurait fait dans un moment pareil : acheter des barils à prix cassé, les stocker, puis les revendre sur le marché des dérivés où les contrats « futures » étaient alors bien au-dessus du prix d’achat du baril. En langage d’initié, cette situation particulière de marché où le prix « spot » est plus faible que le prix « future » porte le nom de « contango ».

 commentaire sur le sujet.

Seul le norvégien Equinor a été transparent sur les chiffres : ses traders ont enregistré un bénéfice record de 1 milliard de dollars.

Il est également possible de se faire une idée des bénéfices engrangés par les équipes de marché de Shell, selon Bloomberg et Reuters. Le département raffinage et trading a enregistré un bénéfice net de 1,5 milliard de dollars, soit 20 fois plus que l’année dernière. Sachant que l’activité manufacturière (raffinage notamment) de Shell a enregistré l’un de ses pires trimestres, il est possible d’estimer que la majorité de ce bénéfice provient du trading. Pour tout commentaire, le patron Ben Van Beurden s’est contenté d’affirmer que son entreprise avait bénéficié « de toutes sortes d’arbitrages créant des opportunités dans de surprenantes parties du globe ».

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En matière de trading, les majors américaines sont beaucoup plus timides que leurs homologues européennes. Résultat : Chevron et Exxon ont publié les pires résultats de leur histoire la semaine dernière. Cependant, pas sûr que les Européens parviennent de nouveau à sauver les meubles au prochain trimestre. Depuis plusieurs semaines, la volatilité et le « contango » ont considérablement diminué sur le marché du pétrole qui s’est stabilisé autour d’un baril à 40 dollars. Il va falloir trouver une nouvelle paradSeul le norvégien Equinor a été transparent sur les chiffres : ses traders ont enregistré un bénéfice record de 1 milliard de dollars.

Il est également possible de se faire une idée des bénéfices engrangés par les équipes de marché de Shell, selon Bloomberg et Reuters. Le département raffinage et trading a enregistré un bénéfice net de 1,5 milliard de dollars, soit 20 fois plus que l’année dernière. Sachant que l’activité manufacturière (raffinage notamment) de Shell a enregistré l’un de ses pires trimestres, il est possible d’estimer que la majorité de ce bénéfice provient du trading. Pour tout commentaire, le patron Ben Van Beurden s’est contenté d’affirmer que son entreprise avait bénéficié « de toutes sortes d’arbitrages créant des opportunités dans de surprenantes parties du globe ».

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