Sunday, May 9, 2021
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Impact de l’exploitation gazière à Ngadiaga : FORTESA dénonce une campagne de manipulation et précise.

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Le Forum civil avait, le 30 mars, dénoncé lors de son déplacement à Ngadiaga les externalités de l’exploitation gazière par l’entreprise américaine FORTESA lesquelles impactent durablement les habitants de ce village situé dans la commune de Notto Gouye Diama, département de Tivaouane, région de Thiès. “Nous allons donner de la voix aux populations de Ngadiaga et les accompagner dans la lutte pour qu’elles puissent bénéficier des retombées de l’exploitation gazière à Ngadiaga”, avait soutenu Birahime Seck, le coordonnateur du Forum civil invitant l’État à mettre FORTESA devant ses responsabilités.

Dénonçant une campagne torpillant et égratignant l’image de la  société FORTESA, un des hauts responsables de la l’entreprise a tenu à apporter des précisions sur la situation. À travers un communiqué lu par Dakaractu, le responsable comptable, fiscal et de la paie de FORTESA, par ailleurs représentant des compagnies pétrolières dans le Comité national ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industrie Extractives) précise. “Nous exploitons un gisement marginal de gaz naturel et faisons en même temps des travaux de développement et d’exploration. Et conformément aux l’exigence 3.2 et 4.1 de la norme ITIE, les données de la production de gaz et les flux de revenus versés au gouvernement du Sénégal sont divulguées dans les rapports ITIE et de manière systématique”, a écrit El Hadj A. Diallo avant de rappeler que le monde des hydrocarbures regroupe aujourd’hui des sociétés très diverses par leur taille et leur statut.

“Et FORTESA n’est ni junior comme la compagnie américaine Kosmos énergie, encore moins un major comme BP, Total, Exxon Mobil ou Chevron, mais une petite compagnie pétrolière internationale qui aspire à grandir à travers ses investissements dans la recherche, le développement et l’exploitation d’hydrocarbures au Sénégal.”, dira-t-il.

Membre du cadre de concertation des compagnies du secteur de l’amont pétrolier au Sénégal, El Hadji A. Diallo relève que depuis l’incendie du puits producteur SA-2, le 19 décembre 2020 à Ngadiaga suite à des opérations de « work over » FORTESA est mise au-devant de la scène médiatique et des réseaux sociaux avec parfois des papiers, ou reportages truffés de désinformations, de sous-informations, de contre informations et parfois même d’instrumentalisations. “L’urgence pour la société et notre partenaire PETROSEN et les autorités, était de maitriser et d’éteindre le puits. Maintenant chose faite grâce surtout à l’expertise locale de nos braves employés à 98 % sénégalais”, a rassuré El Hadji A. Diallo en insistant sur le modèle FORTESA pour sa politique de contenu local. 

Licenciement abusifs et expropriations.

Le responsable comptable, fiscal et de la paie de FORTESA a notamment avancé des éclairages sur le licenciement d’employés de la compagnie.
“Le personnel de FORTESA est estimé à 98 permanents dont 2 étrangers et 35 non permanents. Et plus de 60% de l’effectif total est originaire des localités de Notto et de Keur Mbir.

Concernant une trentaine de contrats de travail interrompus il s’agit bien de contrat de projet pour nos activités forage et de développement. C’est une pratique très courante dans le secteur. Et le législateur par rapport aux spécificités du secteur extractif nous permet de faire usage de contrats de travail à durée déterminée sans limitation.”, fait croire dans sa note El Hadji A. Diallo.

Dans un autre registre, ce dernier n’a pas omis de donner des explications sur les cas d’expropriations dans le village de Ngadiaga.

“Lors de nos opérations de recherche et d’exploitation, il nous arrive très rarement de faire des expropriations sous la supervision des autorités locales. Et conformément au cadre légal et institutionnel, les cimetières et les lieux de culte sont exclus du champ. C’est pourquoi, je tenais à préciser, pour éviter toute confusion que FORTESA n’a jamais envisagé l’expropriation ou le déplacement d’un lieu de culte dans ses projets”, précise El Hadji A. Diallo. Il donne cependant des gages quant au respect de ses engagements vis-à-vis des populations du village.”
Il faut juste rappeler que la cohabitation entre les projets on shore et les populations avec la pression sur l’espace et les mutations, génère souvent plus de conflits sociaux que les projets off-shore. Mais avec les dépenses sociales obligatoires appelées « permits cost » et les dépenses sociales volontaires appelées RSE, la société et son partenaire de « joint venture » sont en train de s’organiser afin de gérer au mieux cette situation.

C’est toujours à travers une commission mixte, composée des représentants de PETROSEN, de la préfecture, du maire et du chef de village, qui évalue les indemnités à payer, que la société mène les opérations d’expropriation. Et les prérogatives de FORTESA se limitent au paiement aux ayants droit une fois l’indemnité déterminée. Et mieux, les personnes impactées sont de facto employées dans nos projets”, a-t-il confié tout en insistant sur le besoin plus que nécessaire de rétablir le climat de confiance avec les populations locales.

Source: Dakaractu.com

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La rédaction de senpetrogaz est spécialisée dans le secteur des hydrocarbures

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