Tuesday, Oct 27, 2020
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Le pétrole flambe, l’AIE envisage un marché ‘moins noir’ que prévu

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Les perspectives s’améliorent sur le marché pétrolier, mais les risques demeurent. D’un côté, la baisse de la demande d’or noir ne devrait pas être aussi prononcée qu’anticipé initialement, alors qu’un grand nombre de pays assouplissent les mesures prises pour faire face à la pandémie de Covid-19. De l’autre, la production devrait enregistrer un recul historique ce mois-ci pour tomber au plus bas depuis neuf ans. Dans son rapport mensuel, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) explique en effet que la production devrait chuter de 12 millions de barils par jour en mai à 88 mbj.

Ces nouvelles perspectives ont fait bondir jeudi les cours du pétrole. Sur le Nymex, le baril de brut léger américain (WTI) pour livraison juin a flambé de 9% pour remonter à 27,56$, au plus haut depuis 6 semaines. Le baril de Brent de la mer du Nord d’échéance juillet a gagné 6,7% à 31,13$.

L’AIE note que les “coupes massives” en dehors de l’accord dit “Opep+”, menées par les États-Unis et le Canada, ont lieu plus rapidement que prévu. La production de ces pays devrait chuter de 4 mbj en juin, et les États-Unis devraient être, d’ici la fin de l’année, le principal contributeur à la réduction de l’offre mondiale par rapport aux niveaux de 2019, selon l’organisme basé à Paris.

“C’est du côté de l’offre que les forces du marché ont démontré leur puissance et ont montré que la douleur de la baisse des prix touche tous les producteurs… Nous assistons à des réductions massives dans des pays non signataires de l’accord OPEP+ et plus rapidement que prévu”.

Si la situation s’améliore du côté de la consommation, l’AIE estime toutefois que la demande d’or noir chutera cette année dans des proportions jamais vues auparavant, avec une baisse de 8,6 mbj attendue, à 91,2 mbj contre environ 100 mbj l’année dernière. “Les entreprises commencent à rouvrir progressivement et les gens retournent au travail, ce qui va stimuler la demande de pétrole”.

Malgré ce ton plus optimiste que le mois dernier, l’AIE reconnait que “des incertitudes majeures subsistent”. Il n’est pas certain que les gouvernements puissent reprendre l’activité économique sans provoquer de nouveaux foyers de pandémie, ni dans quelle mesure l’alliance OPEP+ mettra en oeuvre les réductions d’approvisionnement promises, souligne l’agence.

Source: boursedirect.fr

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La rédaction de senpetrogaz est spécialisée dans le secteur des hydrocarbures

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